Tunisie : la justice retient illégalement le journaliste Mourad Zeghidi

Une décision opaque
La justice tunisienne a refusé la libération provisoire de Mourad Zeghidi — un journaliste connu pour ses analyses politiques — ainsi que celle d'un autre chroniqueur. Une décision qui tombe sans explication claire. Aucun motif précis n'a été avancé. Aucune preuve concrète n'a été présentée. Voilà où ça se complique.
Dans un pays où la liberté de la presse est déjà mise à mal, cette décision interroge. Zeghidi est une figure médiatique reconnue. Ses prises de parole dérangent. Ses analyses politiques — souvent critiques — ont suscité des réactions vives de la part des autorités.
"La Tunisie a fait des progrès depuis la révolution de 2011. Mais aujourd'hui, on assiste à un retour en arrière", explique un observateur international. Le dossier est loin d'être clos.
Le contexte politique tunisien
Depuis la prise de pouvoir de Kaïs Saïed en 2021, la Tunisie vit une période de tension politique. Le président a dissous le Parlement en juillet 2021. Il a ensuite réécrit la Constitution en 2022, concentrant les pouvoirs entre ses mains.
Les médias indépendants sont dans le collimateur. Les journalistes critiques sont régulièrement arrêtés. Les procédures judiciaires sont souvent utilisées pour faire taire les voix dissidentes. Mourad Zeghidi est le dernier en date dans une longue liste.
"La Tunisie était un modèle pour la région. Mais aujourd'hui, elle ressemble de plus en plus à ses voisins autoritaires", déplore un expert des droits humains.
Les précédents de Zeghidi
Mourad Zeghidi n'en est pas à sa première confrontation avec les autorités. En 2023, il avait déjà été arrêté pour des articles jugés "diffamatoires". Il avait été libéré après quelques semaines, mais avec une interdiction de quitter le pays.
Cette fois, la situation semble plus grave. La justice tunisienne refuse sa libération provisoire — une décision rare dans les cas de liberté d'expression. Les charges exactes restent floues. Mais les conséquences sont claires : Zeghidi reste derrière les barreaux.
"Ce n'est pas une erreur judiciaire. C'est une décision politique", affirme un avocat tunisien sous couvert d'anonymat.
L'autre journaliste
L'autre chroniqueur concerné reste anonyme. Les informations sur son cas sont rares. Mais une chose est sûre : sa détention est tout aussi opaque que celle de Zeghidi.
Les autorités tunisiennes ne communiquent pas sur les motifs de cette détention. Les familles des deux journalistes sont laissées dans l'ombre. Les avocats peinent à obtenir des informations précises.
"Dans ce genre de situation, le silence des autorités est souvent plus éloquent que leurs déclarations", commente une ONG de défense des droits humains.
Les réactions internationales
La communauté internationale commence à réagir. Plusieurs ONG ont dénoncé cette décision. Certains gouvernements ont exprimé leur préoccupation. Mais pour l'instant, aucune pression concrète n'a été exercée.
"La Tunisie est un partenaire stratégique pour l'Europe. Personne ne veut la froisser", explique un diplomate européen sous couvert d'anonymat.
Ce silence international inquiète les défenseurs des droits humains. Sans pression extérieure, les autorités tunisiennes pourraient continuer à durcir leur politique. Le dossier est loin d'être clos.
Les enjeux pour la liberté de la presse
La détention de Mourad Zeghidi est un test pour la liberté de la presse en Tunisie. Si les autorités s'en sortent sans conséquence, d'autres journalistes pourraient être visés.
"Chaque détention arbitraire est un avertissement pour tous les journalistes", explique un représentant de Reporters sans frontières. Ce n'est pas une erreur de gestion. C'est un système. Et ce système a des noms.
Les médias indépendants sont déjà sous pression. Les arrestations arbitraires menacent de réduire au silence les voix critiques. La Tunisie pourrait perdre son statut de dernier bastion de la liberté dans la région.
Que faire ?
Les défenseurs des droits humains appellent à une mobilisation internationale. Ils demandent aux gouvernements étrangers de faire pression sur Tunis. Ils veulent des sanctions concrètes contre les responsables de ces détentions arbitraires.
"La communauté internationale doit agir maintenant. Avant qu'il ne soit trop tard", prévient un expert des droits humains.
Les prochains jours seront décisifs. La pression internationale pourrait pousser les autorités tunisiennes à revoir leur décision. Mais le temps presse. Chaque jour passé derrière les barreaux est une victoire pour ceux qui veulent museler la presse.
Conclusion
La détention de Mourad Zeghidi et de l'autre journaliste est un coup dur pour la liberté de la presse en Tunisie. Une décision opaque qui rappelle les pires heures de l'autoritarisme dans la région.
Les prochains jours seront cruciaux. La communauté internationale devra choisir : fermer les yeux ou défendre les valeurs qu'elle prétend incarner. Le choix est clair. Mais l'action l'est moins.
Le dossier est loin d'être clos.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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