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JusticeÉpisode 2/7

Brigade Golani démasquée : Crimes de guerre à Gaza et au Liban

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-22
Illustration: Brigade Golani démasquée : Crimes de guerre à Gaza et au Liban
© YouTube

Le massacre des ambulanciers

23 mars 2025. 5h du matin. Un convoi d'ambulances du Croissant-Rouge palestinien est mitraillé au nord de Rafah. Quinze secouristes tués. Tous désarmés. Les gyrophares étaient allumés. Les soldats ont continué à tirer sur les survivants.

La vidéo est accablante. Authentifiée par le New York Times. Elle montre six minutes de tirs ininterrompus. Puis l'approche des soldats. Les ambulances détruites. Les corps dispersés.

L'unité impliquée ? La Sayeret Golani. Le bataillon d'élite. L'armée israélienne a d'abord nié. Puis reconnu. Enfin limogé le commandant adjoint, le major Nikolai Ashurov. Officiellement pour un "rapport incomplet et imprécis". Officieusement pour éviter un scandale.

Retenez ce détail. Nikolai Ashurov avait le plein soutien de ses supérieurs. Le lieutenant David Cohen, son commandant, a défendu ses actions dans une lettre à ses hommes. "Nous avons agi selon les règles", a-t-il écrit. Les règles ? Tirer sur des ambulanciers désarmés.

Les "kill zones" de Gaza

La Sayeret Golani n'en est pas à son premier crime. En 2025, le brigadier général Yehuda Vach instaure des "kill zones". Zones où tout Palestinien devient une cible. Hommes. Femmes. Enfants. Haaretz l'a confirmé.

Le 10 octobre 2025, une frappe sur l'hôpital Nasser tue 22 personnes. Cinq journalistes. Des secouristes. La Sayeret avait désigné la cible. Une autre brigade a tiré. Deux frappes espacées de neuf minutes. Accident tragique ? Crime organisé ?

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 127 soldats de la Golani tués durant la guerre. Des milliers de civils palestiniens morts sous leurs tirs. Le bilan est lourd. La responsabilité aussi.

La destruction des villages libanais

Septembre 2024. La Golani entre au Liban. Première unité israélienne à pénétrer le territoire après des mois de bombardements. Objectif : détruire les bastions du Hezbollah. Résultat : des villages entiers rasés.

Tayr Harfa. Aïta El-Chaab. Des noms qui résonnent comme des cicatrices. Les soldats ont filmé leurs destructions. Les ont dédiées à leurs camarades morts. Ont posé avec des drapeaux israéliens sur les ruines.

Amnesty International a enquêté. Les destructions dépassent largement les cibles militaires. Crimes de guerre ? L'ONG appelle à une enquête. Israël nie. Comme toujours.

L'impunité en marche

Malgré les accusations, la Golani reste populaire. Pour chaque place, six volontaires. En mars 2026, la brigade est de nouveau déployée au Liban. En première ligne des guerres d'Israël.

Les sanctions sont rares. Un soldat a écopé de 20 jours de prison pour avoir tiré au hasard dans Gaza. Une vidéo l'a montré. Les preuves sont là. Les conséquences, minimes.

Breaking the Silence, l'ONG fondée par des vétérans israéliens, recueille des témoignages. Les soldats parlent. Les crimes se répètent. L'impunité aussi.

Une culture de l'impunité

La Golani n'est pas une unité comme les autres. Elle incarne l'histoire militaire d'Israël. Ses films. Ses chansons. Ses héros. Mais aussi ses crimes.

Le 7 octobre 2023, le 13e bataillon perd 19 soldats dans l'attaque du Hamas. Un traumatisme. Une vengeance. Les opérations à Gaza et au Liban en sont le prolongement.

La brigade est célébrée. Adulée. Protégée. Les crimes de guerre ? Des détails. Des accidents. Des nécessités. La vérité est ailleurs. Dans les vidéos. Les témoignages. Les corps.

L'impunité a un nom. Golani. Et elle continue de tuer.

Par la rédaction de Le Dossier

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