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Viols filmés : le business glauque des femmes droguées

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-01
Illustration: Viols filmés : le business glauque des femmes droguées
© YouTube

Motherless, l'usine à viols en ligne

20 000 vidéos. Ce chiffre s'affiche sur Motherless, un site pornographique spécialisé dans les contenus de femmes "endormies". Un euphémisme. Ces femmes sont droguées. Violées. Filmées à leur insu.

Les mots-clés ne trompent pas : "Passed Out' (évanouie), 'Eye Check' (vérification des paupières). Des preuves vidéo que la victime est bien inconsciente. 'Certaines séquences montrent des hommes qui soulèvent les paupières des femmes pour prouver qu'elles ne simulent pas', précise l'enquête de CNN."

62 millions de visites en février 2026. —chiffre à retenir—. Soit l'équivalent de la population française. Derrière chaque clic, un voyeur complice.

Telegram, l'académie du viol

"ZZZ". C'est le nom d'un groupe Telegram identifié par CNN. Une communauté où des hommes échangent :

  • Dosages de sédatifs
  • Techniques pour éviter les réveils intempestifs
  • Adresses de fournisseurs de produits soporifiques

Un utilisateur basé à Ceuta vendrait des flacons à 150 euros. "Tasteless and odorless" (sans goût ni odeur), promet-il. La marchandisation du viol chimique.

"Certains gèrent de véritables business", révèle l'enquête. Crypto-monnaies, abonnements premium, vidéos à la demande. Un homme a avoué avoir filmé le viol de sa femme sous sédatifs. "Content de s'être fait de l'argent", aurait-il déclaré.

L'affaire Pelicot, un cas d'école

10 ans de viols. 90 agresseurs. 200 scènes filmées. Le cas de Gisèle Pelicot — habitante de Mazan (Vaucluse) — résume l'horreur.

Son mari, Dominique Pelicot, diffusait des annonces sur le site Coco : "Venez abuser de ma femme endormie". Il a été condamné à 20 ans de prison en 2025. Le site a fermé. —et ce n'est pas rien—.

Pourtant. L'enquête de CNN prouve que le système Pelicot n'était pas isolé. Il avait des prédécesseurs. Il a des héritiers.

La faille des plateformes

Telegram affirme supprimer les contenus violents. Mais les groupes se reconstituent en 24 heures. Motherless héberge toujours ses 20 000 vidéos. Les sites mainstream bloquent désormais le "sleep porn". Les réseaux darknet, eux, prospèrent.

"La modération est un leurre", accuse un expert sous couvert d'anonymat. Les preuves ? Les millions de vues. Les dizaines de groupes actifs. Les transactions en crypto.

L'impunité organisée

Trois obstacles empêchent les poursuites :

  1. L'anonymat des agresseurs
  2. L'impossibilité d'identifier les victimes (visages floutés, pas de plainte)
  3. La juridiction floue des plateformes offshore

Résultat ? Des viols en série. Des business qui durent. Des vies brisées.

"Elles vivent avec leur bourreau sans le savoir", résume une psychologue spécialisée. Certaines victimes contactées par CNN décrivent un traumatisme "irréversible".

Que fait la justice ?

La France a durci sa législation après l'affaire Pelicot. Mais les poursuites restent rares. Trop rares.

Interrogé, le parquet national anti-terroriste (également compétent pour le cybercrime) évoque "des investigations complexes". Pendant ce temps, ZZZ recrute. Motherless engrange les clics. Les flacons à 150 euros continuent de circuler.

Et pourtant. Des vies sont détruites. Des corps sont violés. Des consciences sont anéanties. Jusqu'à quand ?

Sources :

  1. Enquête CNN "The rape videos shared worldwide" (février 2026)
  2. Jugement du procès Pelicot (TGI d'Avignon, 2025)
  3. Données d'audience Motherless (février 2026)
  4. Investigation RTL sur les réseaux de soumission chimique (mars 2026)
  5. Témoignages de victimes recueillis par CNN

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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