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PolitiqueÉpisode 10/5

Trump vs Obama : Le dîner qui a changé l'histoire américaine

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-26
Illustration: Trump vs Obama : Le dîner qui a changé l'histoire américaine
© YouTube

L'humiliation publique

La salle est comble. Médias, stars d'Hollywood, politiciens — tous sont là. Barack Obama prend la parole. Il commence par quelques blagues légères, puis cible Donald Trump. "J'espère que cela dissipera tous les doutes", dit-il en brandissant son certificat de naissance. Une référence directe aux accusations de Trump sur sa nationalité. La salle rit. Sauf Trump.

"Donald Trump est ici ce soir. Je sais qu'il a récemment essuyé quelques critiques. Mais personne n'est plus heureux, personne n'est plus fier de clore cette affaire du certificat de naissance que le Donald." La salle rit encore plus fort. Trump reste de marbre.

Obama continue. "Et c'est parce qu'il peut enfin se concentrer sur les questions qui comptent vraiment. Comme : avons-nous truqué l'alunissage ? Que s'est-il vraiment passé à Roswell ? Et où sont Biggie et Tupac ?" La salle explose de rire. Trump ne sourit pas.

"Le discours d'Obama était une attaque ciblée", raconte Madame Gob du New Yorker. "Trump était furieux. Ses mâchoires étaient serrées. On voyait la rage dans ses yeux." Ce soir-là, Trump aurait décidé de se lancer dans la course à la présidence. Pour se venger.

Le contexte de l'affront

Pour comprendre cette humiliation, il faut revenir quelques semaines en arrière. Depuis des mois, Donald Trump diffuse des théories sur la nationalité de Barack Obama. Il exige que le président publie son certificat de naissance. Obama, né à Hawaii, finit par s'exécuter. Trois jours plus tard, les deux hommes se retrouvent dans la même salle.

"Obama a utilisé l'humour pour ridiculiser Trump", explique un analyste politique. "Mais c'était plus qu'une blague. C'était une attaque politique." Dans son discours, Obama dépeint Trump comme un conspirationniste. Un homme obsédé par des théories fumeuses. Un homme incapable de se concentrer sur les vrais problèmes.

"Obama a aussi montré à quoi ressemblerait la Maison Blanche sous Trump", note un autre analyste. "Il a décrit un palais doré, avec le nom 'Trump' en gros. C'était une prémonition. Cinq ans plus tard, Trump devenait président."

Le boycott de Trump

Après cette humiliation, Trump a boycotté le dîner des correspondants pendant tout son premier mandat. Il a même organisé des événements concurrents. Comme celui du 28 avril 2018. Ce soir-là, Trump a préféré tenir un discours devant des supporters plutôt que de se plier à la tradition.

"Trump déteste ce dîner", explique un journaliste politique. "Il voit cet événement comme un symbole de l'élite médiatique qu'il méprise." Pendant son mandat, Trump a souvent attaqué les médias. Il les a qualifiés de "fake news". Il les a accusés de le harceler.

En 2023, Trump a finalement participé au dîner des correspondants. C'était la première fois en tant que président. "Sa présence était controversée", note un autre journaliste. "Plus de 250 journalistes ont signé une lettre pour exprimer leur opposition." Dans cette lettre, les signataires ont écrit : "Nous ne vivons pas des temps normaux. Cela ne peut pas être une soirée comme les autres où la presse se lève pour applaudir un homme qui l'attaque quotidiennement."

La tradition satirique

Le dîner des correspondants est aussi connu pour sa tradition satirique. Un humoriste vient sur scène pour chambrer le président. Mais en 2023, cette tradition a été abandonnée. L'humoriste a été remplacé par un mentaliste.

"Ce changement est significatif", explique un expert en communication politique. "La satire est une forme de critique. En supprimant l'humoriste, les organisateurs ont évité de mettre Trump en difficulté." Ce changement a été critiqué par certains journalistes. "C'est une capitulation", a déclaré l'un d'eux. "Nous devons défendre la liberté de la presse, même si cela déplaît au président."

La liberté de la presse en jeu

Le dîner des correspondants est censé célébrer la liberté de la presse. C'est un événement où les médias achètent des tables pour lever des fonds pour des bourses. C'est aussi un moment où Hollywood, Washington et New York se rencontrent. Mais avec Trump, cet événement a pris une tournure politique.

"Trump représente une menace pour la liberté de la presse", explique un activiste des droits de l'homme. "Il attaque les journalistes. Il les traite d'ennemis du peuple. Sa présence au dîner des correspondants est une contradiction."

La lettre des 250 journalistes le souligne bien : "Nous ne pouvons pas célébrer la liberté de la presse avec un homme qui la menace." Cette lettre a été rendue publique pour sensibiliser l'opinion. Mais elle n'a pas empêché Trump de participer.

Une rivalité qui façonne l'histoire

La rivalité entre Obama et Trump a façonné l'histoire américaine. Cet événement de 2011 en est un exemple frappant. Ce soir-là, Obama a humilié Trump. Et cette humiliation aurait motivé Trump à se lancer dans la course à la présidence.

"Obama a sous-estimé Trump", note un analyste politique. "Il pensait le ridiculiser. Mais il a en réalité déclenché une machine politique." En 2016, Trump est devenu président. Et il a commencé à défaire l'héritage d'Obama.

Cette rivalité continue de définir la politique américaine. Obama est devenu une figure de l'opposition à Trump. Et Trump reste un symbole de la division politique. Le dîner des correspondants de 2011 est un moment clé de cette histoire. Un moment où l'humour a déclenché une guerre politique.

Sources

  • New Yorker
  • Discours de Barack Obama en 2011
  • Lettre de 250 journalistes

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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