186 candidats. 140 liés au RN. Des propos racistes, homophobes, antisémites. Le Rassemblement national promettait le ménage. La réalité ? Un système organisé.
Quand la carte de France vire au brun
Street Press a traqué chaque candidat. Le résultat fait froid dans le dos : 186 profils problématiques identifiés, dont 140 directement liés au RN ou ses alliés.
Preuves à l'appui : publications Facebook, tweets compromettants, affiliations douteuses. À Chambéry, Brice Bernard — candidat RN — pose fièrement en quenelle. Gestes antisémites. Imitations racistes de personnes asiatiques. Et cerise sur le gâteau : ses liens avec Frédéric Châtillon, ex-chef du GUD, ce mouvement violent d'extrême droite.
Le RN a validé son profil. Bienvenue dans l'ère du "zéro tolérance".
La machine à recycler
Jordan Bardella le jure : "Nous filtrons." Pourtant, à Concarneau, Christian Perez — connu pour ses appels au meurtre — se présente sous étiquette RN.
Son cas n'est pas isolé. À Béfort, Quentin Maculo vante la théorie du "grand remplacement". À Carpentras, Christian Richa tweete : "Que cette Obono retourne avec les bonobos". Résultat ? Remplacé... par Hervé de L'Épine, opposant notoire à l'IVG.
Et vous croyez que c'est un hasard ?
Le trio maudit : racisme, homophobie, antisémitisme
Monique Grisetti, candidate à Marseille, balance : "Qu'il retourne d'où il vient". Maxime Bo, en Occitanie, s'enflamme contre un Quick halal : "Bientôt bombe au menu".
Côté homophobie, Julien Masson à Rennes dénonce le "lobby LGBT". Virginie Dorsal à Fougères qualifie une campagne contre le sida de "propagande abominable".
Antisémitisme ? Une candidate RN abonnée à Rivarol, média négationniste. Un autre partage des mèmes antisémites à Jarnac.
— Vous en voulez encore ?
L'armée des ombres
Thibaut de La Tocnaye — formateur des élus RN — a milité dans des groupes paramilitaires. Nicaragua. Liban. Massacres de civils palestiniens.
À Grenoble, Valentin Gabriac — frère d'un ex-membre viré pour saluts nazis — fréquente Civitas et les Soralistes.
"Le RN ne peut pas se couper de sa base." — Safia Daani, politologue.
Et pourtant.
L'imposture mise à nu
22 milliards d'euros. C'est le budget des municipales. Le RN promettait la transparence. La réalité ? Un troupeau de brebis galeuses.
Les faits sont têtus. Les noms aussi. Le RN ment.
Sources
- Street Press
- Libération
- Mediapart
- Les Jours
- Conspiracy Watch
- Le Monde
Par la rédaction de Le Dossier
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