LE DOSSIER

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Épisode 2/1

Snapchat, l'ombre des prédateurs

Par la rédaction de Le Dossier · 2023-11-15
Illustration: Snapchat, l'ombre des prédateurs
© YouTube

Aux Philippines, le business de l'horreur

Cette conversation, captée par le Homeland Security, résume l'industrie du viol pay-per-view. Prix moyen : 20 à 60 dollars la séance. En juillet dernier, 11 enfants libérés. Le plus jeune ? 5 mois.

Voilà le drame : la loi locale exige un témoin oculaire. Même avec des preuves vidéo, impossible de poursuivre. "Ils jouent en direct devant la caméra, impunis", grince un agent.


Free, l'hébergeur qui savait

48% des fichiers pédocriminels mondiaux hébergés chez Free en 2021. Oui, vous avez bien lu. Le fournisseur français tolérait les téléchargements anonymes jusqu'à ce qu'un article de Forbes fasse trembler leurs serveurs.

"En 24h, tout était nettoyé. La preuve qu'ils pouvaient agir avant", accuse Marc, expert en cybersécurité. Trop tard.


Meta et Google : la schizophrénie technologique

630 000 comptes fermés. 163 milliards d'images analysées. Les géants détectent 95% des contenus... mais refusent de lever le chiffrement de leurs messageries. Conséquence ? Les enquêteurs naviguent à vue.

Pire : l'IA génère maintenant des images hyperréalistes. "Des centaines circulent chaque jour", alerte une analyste d'Arachnid. Et pourtant.


La justice française à la traîne

  1. Un Bordelais dans le top 10 des pédocriminels les plus recherchés. Vingt ans de prison pour avoir violé ses filles et diffusé les images. Une exception ?

En Allemagne : 3 ans en moyenne. Aux Philippines : perpétuité. Peter Scully, l'Australien des "Daisy's Destruction", a pris 129 ans. À Paris, une vingtaine de dossiers seulement sont instruits. "Il faut requalifier en traite d'êtres humains", insiste un procureur.


Sources :

  • Enquête exclusive du Dossier
  • Données HSI / Europol
  • Procès-verbaux du TGI de Paris

→ À lire aussi : [Notre enquête sur les réseaux pédocriminels (partie 1)]


Post-scriptum

Cette confidence d'un ex-ingénieur de Google résume l'ampleur du naufrage. Les écrans protègent moins les enfants qu'une feuille de papier à cigarette.

Et les prédateurs le savent.

📰Source :YouTube

Par la rédaction de Le Dossier

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