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Justice

La loge maçonnique qui a dérapé en officine criminelle

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-08
Illustration: La loge maçonnique qui a dérapé en officine criminelle
© YouTube

Puteaux, 2012 : la chute d'une loge

À l'origine, la loge Athanor ressemblait à n'importe quelle autre. Installée à Puteaux, elle réunissait des hommes cherchant sens et camaraderie. Puis tout a basculé. Entre 2012 et 2020, ses membres ont transformé les rituels en plans criminels. Assassinats, tentatives de meurtre, agressions — les documents judiciaires le prouvent.

Frédéric Vaglio, le vénérable, tenait les ficelles. Ancien journaliste devenu mercenaire de la communication, il maniait aussi bien les mots que les armes. Ses propos, retranscrits dans l'enquête, glacent le sang : "De la chaise roulante au cercueil." Une philosophie. Une méthode.

À ses côtés, Daniel Beaulieu. Cet ancien de la DCRI vivait un double jeu sentimental avec deux femmes — et un triple jeu professionnel. C'est lui qui a recruté Sébastien Lerois, jeune homme fasciné par l'ombre des services secrets. Ensemble, ils ont fait d'Athanor leur QG criminel.

DGSE : des soldats dans l'engrenage

24 juillet 2020, Créteil. Deux hommes en cagoule tombent dans un guet-apens policier. Gants noirs, Glock équipée d'un silencieux artisanal. La surprise ? Leurs papiers militaires. Ils appartiennent à la DGSE.

Leur cible : Marie-Hélène Dini, coach inoffensive. Leur conviction ? Agir pour l'État. "Procédure coupe-circuit", marmonne l'un d'eux lors de l'interpellation. Illusion. Leur vrai commanditaire s'appelle Lerois.

Dans son journal, ce dernier écrit : "C'est le début de beaucoup de choses." Prophétie sinistre. Lerois se rêvait en James Bond. Il n'était qu'un tueur à gages.

28 novembre 2018 : un meurtre méthodique

Laurent Pasquali meurt d'une balle dans le cœur. Son crime ? Avoir emprunté 100 000 euros à de mauvaises personnes. Lerois et son complice l'attendent dans le parking de Levallois. Le banquier de la victime, au téléphone, n'entendra qu'un "Ah" étouffé avant le silence.

Puis vient l'enterrement clandestin dans le Puy-de-Dôme. Des heures à creuser, à dissimuler. Avant de partir, Lerois immortalise son œuvre — une photo du cadavre pour Beaulieu. Preuve de service rendu.

Agressions : le business du crime

Marie-Hélène Dini a survécu par miracle. Son tort ? Réussir trop bien dans la Fédération de coaching. Un rival a payé pour son élimination. Les militaires étaient prêts. La police aussi.

Autre cible : une cadre de Mercedes. Lerois se déguise en livreur de pizza, lui vole son ordinateur. Motif officiel ? "Renseignement stratégique". Réalité ? Concurrence commerciale sordide.

Le syndicaliste sauvé par le Covid

Ils avaient tout préparé. Surveillance, photos, plan d'exécution. La cible ? Un délégué du personnel trop proche des Gilets jaunes. Vaglio avait donné son accord. Mais le confinement a tout arrêté.

Lerois a finalement exprimé des doutes : "C'est un père de famille." Trop tard. Le premier meurtre était déjà commis.

Procès : l'heure des comptes

30 mars 2026. La cour d'assises de Paris ouvre le dossier le plus lourd de son histoire. Vingt-deux accusés, dont Vaglio, Beaulieu et Lerois. Les témoins tremblent. Certains manquent à l'appel.

Marie-Hélène Dini est là. Elle observe ces hommes ordinaires, ces voisins de palier devenus commanditaires de meurtre. "Ce sont donc eux..." murmure-t-elle.

Trois mois d'audience s'annoncent. Les preuves s'empilent. Athanor n'est plus une loge — juste un gang déguisé en confrérie.

Sources

  • Christel Brigodo, journaliste au Parisien
  • Procès-verbal de l'arrestation des militaires de la DGSE
  • Journal intime de Sébastien Lerois
  • Témoignages des victimes
  • Photo du corps de Laurent Pasquali

À suivre.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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