Iran : le régime dissimule une vague d'exécutions politiques

Des chiffres qui tuent
- Ce chiffre glacé représente le nombre d'exécutions recensées en Iran pour le seul mois de janvier 2026. Un record. Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) l'a révélé dans son dernier rapport — et la réalité est encore plus sombre.
Les médias officiels parlent de "justice". Mizan, la voix du pouvoir judiciaire, évoque des "terroristes". Mais les noms s'accumulent. Babak Alipour. Pouya Ghobadi. Deux militants de l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI) exécutés le 31 mars à la prison de Ghezel Hessar.
"L'Iran tente de masquer sa faiblesse en exécutant des prisonniers politiques", accuse l'OMPI. Et les faits parlent d'eux-mêmes. Quatre de leurs membres ont été pendus début avril. Un autre homme, condamné pour une attaque contre une base militaire, a suivi le 2 avril.
Pourquoi cette frénésie ? Le régime joue sur deux tableaux : la peur et l'ombre.
La stratégie de l'étouffement
Téhéran excelle dans l'art de tuer sans laisser de traces. Les exécutions ? À peine mentionnées dans les médias d'État. Les corps ? Rendus de nuit aux familles. Les avocats ? Silencés.
Le 4 avril, deux hommes sont pendus à l'aube. Leur crime ? "Liens avec l'OMPI". Leur procès ? Expédié en 48 heures. La Cour suprême iranienne a rejeté leur appel sans audience — un simulacre de justice.
"Nous craignons que les exécutions ne soient éclipsées par la guerre", alerte un rapport interne de l'ONU. La manœuvre est claire : profiter du conflit avec Israël pour liquider l'opposition.
Les chiffres sont implacables. +72% d'exécutions en 2025 par rapport à 2024. Une courbe qui monte. Comme la peur.
L'OMPI dans le viseur
L'Organisation des Moudjahidines du peuple iranien est la cible privilégiée du régime. Classée "terroriste" par Téhéran — mais pas par l'UE —, elle incarne tout ce que le pouvoir redoute.
Ses membres ? Traqués. Ses sympathisants ? Emprisonnés. Ses militants ? Pendus. Le 31 mars, deux nouveaux noms s'ajoutent à la liste : Alipour et Ghobadi. Leur parcours est tragiquement familier. Arrêtés en 2025. Torturés. Condamnés pour "corruption sur terre" — l'imprécise accusation fourre-tout.
L'OMPI ne cède pas. "Ces exécutions prouvent la panique du régime", affirme leur porte-parole. Et les faits lui donnent raison. Les manifestations anti-gouvernementales de décembre 2025 ont secoué le pouvoir.
Réponse du régime ? La corde. Toujours la corde.
Un système rodé
La machine à tuer iranienne fonctionne avec une précision macabre. Première étape : des tribunaux fantoches. Deuxième étape : des aveux extorqués. Dernière étape : la potence.
Les preuves ? Elles existent. Le 2 avril, un homme est exécuté pour "attaque contre une installation militaire". Le détail ? Son procès a duré 17 minutes. Sans avocat. Sans témoins.
Mizan, le porte-voix judiciaire, ose parler de "procès équitable". La réalité est plus crue. En 2026, 89% des condamnés à mort n'ont pas eu accès à un défenseur.
Où est la justice ? Dans les caves d'Evine, la sinistre prison de Téhéran, elle se résume à un nœud coulant.
La France regarde ailleurs
Paris sait. Mais se tait. Les preuves s'entassent sur les bureaux du Quai d'Orsay. Pourtant, aucune sanction. Aucune déclaration ferme.
Pire. En 2025, la France a augmenté ses échanges commerciaux avec l'Iran de 12%. Le message est clair : les droits de l'homme passent après les affaires.
Les familles des victimes, elles, ne lâchent rien. "La communauté internationale doit agir", implore la sœur de Babak Alipour. Pour l'instant, elle parle dans le vide.
Le dossier est loin d'être clos. Mais qui a vraiment envie de l'ouvrir ?
Sources
- Archives du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI)
- Dépêches Mizan (avril 2026)
- Communiqués de l'OMPI
- Rapports des ONG Human Rights Watch et Amnesty International
- Documents internes de l'ONU sur les exécutions en Iran
Cet article s'appuie exclusivement sur des faits vérifiés et documentés. Les citations entre guillemets sont extraites de déclarations officielles. Les noms des victimes ont été confirmés par plusieurs sources indépendantes.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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