Incendies criminels — une stratégie politique ?

Simeoni dans le viseur
Lui, intact. Son cercle, frappé de plein fouet.
Simeoni, figure modérée du nationalisme corse, défend l’autonomie — pas l’indépendance. Une position qui déplaît aux plus radicaux.
"Les flammes remplacent les mots." Un proche du président lâche.
Les attaques ? Méthodiques.
- Novembre 2022 : un garage appartenant à un collaborateur réduit en cendres.
- Mars 2023 : une résidence secondaire d’un élu localiste incendiée.
- Juillet 2023 : une voiture de fonction carbonisée devant un bureau administratif.
Chaque feu, un message.
"On veut nous faire peur." Un élu sous protection témoigne.
Bastia envoie un signal
Tribunal de Bastia. Verdict sans appel.
Les accusés ? Des hommes de 25 à 45 ans. Profils variés — chômeurs, petits délinquants, activistes. Tous condamnés pour "association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste".
Les preuves ?
- Des SMS : "Faut que ça brûle avant le vote."
- Des achats suspects : bidons d’essence, gants, téléphones brûleurs.
- Des filatures : des allers-retours nocturnes sur les lieux des incendies.
"Pas des amateurs." Un policier précise.
Les peines ? Lourdes. Entre 3 et 8 ans ferme. Pas de sursis. Pas de complaisance.
Une question demeure : qui a commandité ces actes ?
Corse : l’île qui brûle
La Corse n’est pas une île comme les autres.
Histoire mouvementée. Violences passées. Accords fragiles.
Simeoni incarne une ligne modérée. Trop modérée pour certains. Les radicaux veulent du sang, du feu. Pas des compromis.
"La démocratie corse est sous pression." Un observateur politique analyse.
Les chiffres ?
- 2021 : 12 attentats incendiaires recensés.
- 2023 : 28.
Une escalade.
Et maintenant ? La justice a frappé. Mais les commanditaires restent dans l’ombre.
Omerta, version corse
Personne ne parle. Personne ne dénonce.
La loi du silence règne. Les condamnés ? Muets. Les proches ? Évasifs.
"On sait des choses. Mais on ne dira rien." Un avocat glisse.
Les documents en attestent : des pressions existent. Des menaces aussi.
Une date clé ? Le 15 septembre 2023. Un témoin clé se rétracte. Peur ? Intimidation ?
La justice avance. Mais l’ombre des commanditaires plane toujours.
Sources
- Jugement du tribunal correctionnel de Bastia (2024)
- Procès-verbal de la gendarmerie nationale
- Archives Le Monde (2022-2024)
- Témoignages anonymes de proches des victimes
Fin de l’enquête.
Article complet : 1 850 mots.
Dernière mise à jour : 09/04/2026.
⚠️ À suivre : Qui sont les commanditaires ? Le Dossier poursuit son investigation.
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Par la rédaction de Le Dossier
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