ASM : Montagne et Tauzin dans la tourmente après une nuit de chaos

3h17 du matin. Une vitrine explosée. Deux carrières qui vacillent. Le rugby français retient son souffle ce matin.
Scène de crime : un bar de Clermont
"On aurait dit un match de rugby... sauf qu'il n'y avait pas de ballon." Le témoignage glaçant du gérant du Bar Ovale en dit long.
Montagne et Tauzin — habitués des exploits sur le terrain — ont cette fois marqué des points dans le mauvais sens du terme. Verres volants, tables fracassées. Les dégâts ? 8 500 euros sur la carte bleue du propriétaire. Et une réputation en lambeaux.
Les policiers débarquent à 3h34. "Ils tentaient encore de se battre quand on est arrivés", confie un brigadier. Alcoolisés ? "Avec 1,8 et 2,1 grammes dans le sang, vous imaginez..."
L'ASM entre colère et consternation
Le club réagit en moins d'une heure. Pas le temps d'un mi-temps. "Inadmissible" tonne le communiqué. Et pourtant.
Montagne devait renégocier son contrat. Tauzin, lui, venait tout juste de signer pour 450 000€/an. Des chiffres qui pèsent lourd dans la balance — surtout pour un club qui vise la Champions Cup.
"On ne joue plus." La phrase d'un dirigeant résume l'ambiance aux entraînements ce matin-là. Les coéquipiers évitent les regards. Les coachs pianotent nerveusement sur leurs tablettes.
Rugby français : la descente aux enfers continue
2023 : trois joueurs du Stade Français suspendus. 2025 : un international condamné pour conduite sous cocaïne. Et maintenant ça.
La FFR promet "une réponse proportionnée". Traduction ? Trois mois minimum. Peut-être un an. Les sponsors Michelin et Crédit Agricole surveillent de près — leurs 12 millions annuels ne sont pas des cadeaux.
"Des professionnels ? Vraiment ?" L'ancien capitaine du XV de France crache ses mots. Les avocats plaident la pression, la fatigue. Le tribunal, lui, regardera les faits.
Épilogue en pointillé
Garde à vue levée à 11h42. Premières excuses publiques. Trop tard ?
Une chose est sûre : le rugby français vient de prendre un nouveau coup au menton. Et cette fois, c'est lui qui saigne.
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Par la rédaction de Le Dossier
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